STANSTEAD EN BREF
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Histoire et patrimoine

Situé à la frontière du Québec et du Vermont, le village a été fondé dans les années 1790. La famille Taplin fut la première à s’y établir en 1796. Les Taplin ressemblaient à toutes ces autres familles de pionniers dans la région. Ils arrivaient à Stanstead en provenance de la Nouvelle-Angleterre à la recherche de bonnes terres devenues rares dans la nouvelle république américaine.

Les Taplin se retrouvèrent dans une contrée totalement déserte. Cependant, ils ne demeurèrent pas seuls très longtemps puisqu’ils furent suivis par d’autres familles. Les noms de celles-ci se trouvent encore dans les toponymes locaux tels que Pierce, Lee, Beebe et autres.

Le “Stanstead Inn”. Main St, (maintenant Dufferin). Stanstead, comté de Stanstead, Québec. Fin des années 1800. Plus tard, est devenu “Pellerin’s Meat Market” avec appartements au-dessus. Consumé par le feu.

Source : The Three Villages and area

Pendant un certain temps, Stanstead demeura un coin perdu, un repère de contrebandiers. Un poste de douanes y fut établi en 1821, le premier dans les Cantons, ce qui améliora la situation. Toutefois, quelques années plus tard, les officiers rapportaient encore que «Stanstead est un village où la contrebande est répandue; la population y est astucieuse, sans foi ni loi et elle se montre toujours portée à aider les contrebandiers.»

Quoi qu’il en soit, Stanstead s’est épanouie au 19e siècle. Croissance et prospérité régnèrent. Là où l’on ne voyait que forêt, on trouvait de larges rues bordées de maisons, d’auberges élégantes et de commerces prospères. Un des principaux avantages dont profitait l’économie reposait sur la diligence qui reliait les villes de Québec et de Montréal à Boston en passant par Stanstead. Ainsi, tôt dans son histoire, le village joua le rôle de plaque tournante dans les transports, rôle qui, grâce à sa situation stratégique sur la frontière et la proximité de l’autoroute 55, persiste à ce jour.

Source : Courtesy Stanstead Historical society Archives

Autre avantage, la rivière Tomifobia serpente la ville et ses chutes grondantes constituent encore un site impressionnant. La Tomifobia a donné naissance à certains des premiers moulins à eau dans les Cantons. En 1803, le Colonel Charles Kilborn construisit des moulins à grains et à scie à Rock Island, arrondissement qui fait aujourd’hui partie de la ville; pendant de nombreuses années, ce secteur fut connu sous le nom de Kilborn’s Mills. La force du courant de la rivière a mû les premières roues à eau en ville; elle a fourni, avec les années, de l’énergie à un chapelet de manufactures partout dans le village. Ces ateliers qui fabriquaient de tout – fouets, salopettes et outils – ont transformé Rock Island en village industriel important. Ce dernier a connu des moments d’essor majeurs : le plein emploi régnait et les fortunes se bâtissaient. Érigée à cheval sur la frontière, l’usine Butterfield Tool existe encore aujourd’hui; à son apogée, elle employait des centaines de travailleurs provenant des deux côtés de la frontière.

Quand les gens pensent à Stanstead, ils évoquent parfois seulement son granit local, le Gris de Stanstead. Cette pierre, extraite à Beebe et aux environs, a commencé à être exploitée sur une grande échelle seulement à la fin des années 1800. Son extraction et sa transformation ont connu une croissance constante et le granit, sur lequel la ville a été bâtie, devint la pierre angulaire de l’économie locale. Pendant la Grande Dépression des années 1930, il a permis à la ville de survivre : ainsi, le plus gros édifice de l’Empire britannique, celui de la Sun Life à Montréal, était en construction et fut érigé entièrement avec le granit de Beebe. Aujourd’hui, le granit et l’industrie connexe continuent à employer des centaines de travailleurs. En fait, la ville est parfois nommée la «Capitale du granit du Canada».

Il existe d’autres facteurs qui expliquent la prospérité de Stanstead. Longtemps avant que l’honneur ne revienne à Magog, Stanstead accueillait le siège du Conseil de comté. On y construisit un séminaire en 1829; devenu depuis le Stanstead College, une école privée réputée. Une seconde école privée, le Collège des Ursulines, établissement francophone, fut construit en 1881; il représenta également un pilier de la communauté, jusqu’à sa fermeture récente. Le Bureau de la publicité des droits (anciennement le Bureau d’enregistrement du cadastre) s’y établit en 1839 et y demeure encore à ce jour. Le Stanstead Journal dessert la communauté depuis 1845, ce qui lui vaut le titre du plus ancien journal hebdomadaire dans la province de Québec. La Eastern Townships Bank, l’une des premières banques dans les Cantons, a ouvert une succursale à Stanstead en 1859. Grâce à la croissance du commerce et de l’industrie, on vit aussi arriver le chemin de fer. En 1870, le sifflet de la locomotive à vapeur signala l’arrivée du Massawippi Valley Railway qui devint finalement le Quebec Central.

Tout ceci se déroulait il y a bien longtemps et les temps ont changé. La diligence a désormais disparu. Il en est de même du chemin de fer et de plusieurs usines. Cependant, de nombreux témoins nous rappellent encore le passé coloré de Stanstead et les signes de son avenir prometteur. Par exemple, le chemin de fer appartient peut-être au passé, mais les anciennes voies ferrées ont été transformées en une piste cyclable qui sillonne la ville. L’incendie dévastateur qui a anéanti le quartier nord de Dufferin en 1915 a sans doute modifié l’aspect de ce secteur de la ville, mais la plupart des maisons ont été rapidement reconstruites, certaines encore plus splendides que les précédentes. L’industrie du granit fonctionne plus que jamais. Les rues Dufferin et Principale sont aussi belles qu’avant. Finalement, la frontière fait toujours partie intégrante de la vie locale — comme en témoigne le festival annuel Frontières en fête.

Source : The Three Villages and area

Toute personne férue d’histoire et d’architecture adorera Stanstead. Située à la frontière des États-Unis, face à Derby Line, au Vermont, la Ville de Stanstead fut créée en 1995 suite à l’union des « Trois Villages » de Stanstead Plain, de Rock Island et de Beebe Plain.

Stanstead s’avère l’une des villes les plus intéressantes des Cantons-de-l’Est. Fondée par des pionniers en provenance de la Nouvelle-Angleterre dans les années 1790, Stanstead grandit en importance pour devenir le dernier arrêt en sol canadien de la diligence reliant Québec à Boston par le chemin Craig. Avec les années, la ville devint le noyau d’une société distinguée et le lieu de résidence de familles bien nanties. La banque, le Conseil de comté, l’éducation, le chemin de fer, les usines et l’industrie du granit (encore l’employeur le plus important) ont tous contribué de façon significative au développement de Stanstead.

Grâce à son passé coloré, Stanstead peut s’enorgueillir de nombreuses résidences et établissements patrimoniaux.

La rue Dufferin, dans le secteur de Stanstead, a déjà reçu le titre de « musée en plein air ». De magnifiques maisons bordent cette rue et témoignent des origines de la Nouvelle-Angleterre des fondateurs de la ville. Carrollcroft (1859), anciennement la résidence de Charles Colby, abrite maintenant le Musée Colby-Curtis. Charles Colby était ministre dans le cabinet de Sir John A. Macdonald, premier Premier ministre du Canada.

La maison Butters (1866), la maison Amsden (1846), le magasin Wilder Pierce (devenu le Bureau des douanes par la suite) (1813) et plusieurs autres sites offrent un circuit des plus intéressants. Le long de la rue Dufferin se trouvent de nombreuses églises : Sacré-Cœur (1917), Christ Church (1858) et Centenary (1866). La loge maçonnique Golden Rule (1860) est l’une des plus anciennes au Québec. Il y a plusieurs autres édifices remarquables dont le Stanstead College (1873), le Collège des Ursulines (1881) et l’ancien bureau de poste de Stanstead Plain (1935).

Dans le secteur de Rock Island, il faut prendre le temps d’admirer les cascades de la rivière Tomifobia. Elles sont particulièrement impressionnantes au printemps ou après une forte pluie. Le centre-ville a conservé maints témoins de l’histoire architecturale, y compris l’ancienne Eastern Townships Bank (1904) aux superbes colonnes en granit et à la façade classique. À ses côtés, on retrouve l’ancien poste frontalier (1929), devenu aujourd’hui un restaurant. De l’autre côté de la rivière se dessine la tour de l’horloge de l’ancien bureau de poste de Rock Island (1912).

Le secteur Rock Island comporte deux églises, une, moderne, Notre-Dame, qui a conservé son clocher datant de 1916 et l’autre, néogothique, Stanstead South United (1876). Lee Farm, sur le boulevard Notre-Dame, date de 1810 et a servi de résidence à Lady Henrietta Banting dont l’époux, Sir Frederick Banting, a obtenu le prix Nobel en 1923 pour sa découverte de l’insuline. Le secteur de Rock Island comporte trop de magnifiques maisons pour toutes les nommer ici. Mais puisque c’est une ville frontalière, toute visite devrait comprendre un coup d’œil à certains des édifices «internationaux», construits à cheval sur la frontière du Canada et des États-Unis. Le plus connu demeure la Bibliothèque et Opéra Haskell.

Construit après 1915 pour remplacer l’hôtel “Union House” qui se trouvait sur ce site, mais a été détruit par un incendie le 25 février 1915. Le “Rock Island House” a été détruit par un incendie en 1932 et remplacé par le “Del Monty” en 1934.

Source : The Three Villages and area

Achevé en grandes pompes en 1904, il est classé site historique international et attire des visiteurs de partout dans le monde. Citée dans le livre de Ripley «Believe It Or Not», c’est la seule bibliothèque et salle d’opéra chevauchant une frontière internationale. L’entrée, le bureau de prêts et la majorité des 400 sièges de la salle d’opéra se trouvent aux États-Unis, alors que les livres de la bibliothèque et la scène de la salle d’opéra se trouvent au Canada.

La rue Railroad serpente le secteur Rock Island en direction de celui de Beebe, le troisième des anciens « Trois Villages» qui forment le Stanstead actuel. L’usine Butterfield, manufacture massive en brique qui longe la route, fut construite directement sur la frontière, tout comme la Bibliothèque et Opéra Haskell. Les employés provenaient du Canada ainsi que des États-Unis. Tout près, se trouve le quartier « Petite Tokyo » ainsi surnommé encore par plusieurs résidents; «Tokyo» avait été conçue comme zone d’habitation pour les travailleurs des manufactures locales. Les maisons y sont minuscules et serrées les unes contre les autres comme dans une grande ville.

Lorsque la rue Railroad devient la rue Canusa, les visiteurs se trouvent dans le secteur de Beebe. Canusa constitue une autre curiosité locale. Les maisons sur un côté se trouvent aux États-Unis alors que celles de l’autre côté se trouvent au Canada — d’où son nom C-A-N-U-S-A. Au bout de la rue Canusa, se trouvent les douanes du Canada et des États-Unis. Immédiatement en face, se trouve un édifice massif en granit, lui aussi coupé en deux par la frontière. Magasin construit dans les années 1820, ce bâtiment a, pendant un certain temps, abrité le seul bureau de poste international au monde. Il comptait un seul maître de poste, mais deux portes et deux comptoirs postaux : chacun desservait les clients d’un pays différent. À côté, la maison en brique rouge (v. 1820) a déjà été la résidence de Horace Stewart, l’un des plus riches marchands en ville.

La pittoresque rue Principale a su conserver son charme villageois. Comme dans les secteurs de Stanstead et de Rock Island, celui de Beebe présente sa part d’architecture patrimoniale. La Banque de Commerce, anciennement Eastern Townships Bank (1909) a déjà logé une académie. À côté, construite en angle avec la rue, se trouve l’ancienne gare du Massawippi Valley Railway (v. 1870), aujourd’hui une résidence privée.

Parmi les autres édifices dignes de mention, citons les églises : Advent Christian (1866), Wesley United (1891) et l’église catholique Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus (1929). L’ancienne Baptist Church (1882) a été convertie en résidence privée. Également à Beebe, se trouve le camp de l’Advent Christian, ancien lieu de prédication, mais aussi celui d’un camp biblique depuis 1874. Les maisonnettes sont vieillottes, mais plusieurs sont d’origine.

Le patrimoine historique des trois anciens villages formant Stanstead est très riche et une énumération exhaustive de tout ce qu’il contient serait irréalisable. Pour pouvoir apprécier l’ensemble de celui-ci, une visite à pieds ou à vélo s’impose.

Symbolisme des Armoiries de la Ville de Stanstead

ARMES

D’azur à une diligence d’or rehaussée de sable accompagnée en chef de trois besants d’argent et, en pointe, d’une divise ondée du même chargée d’une burèle ondée de sinople.

CIMIER

Un Grand Duc d’or becqué de gueules, son aile dextre reposant sur un livre d’or le tout soutenu d’un pont d’argent crénelé, ajouré de trois arches.

DEVISE

Trois villages une frontière.

SUPPORTS

Deux chevaux d’argent crinés d’or, colletés chacun d’un collier d’azur avec, comme pendentif, une clé d’or, debout sur un monticule herbeux de sinople chargé de deux obélisques d’argent, le tout mouvant d’une base dentelée du même;